- 20 oct. 2026
Légumineuses, classiques revisités et moins-mais-mieux : les tendances cuisine qui vont vraiment changer ta façon de cuisiner en 2026
Chaque automne, j'aime bien jeter un œil à ce qui se dessine pour l'année suivante. Et cette fois, les tendances 2026 m'ont fait sourire parce que, pour une fois, c'est pas des trucs hors de portée genre "fermentation moléculaire" — c'est des idées qu'on peut appliquer dès ce soir dans sa cuisine. Légumineuses, classiques de bistrot, et cette fameuse philosophie du "moins mais mieux". Plutôt que de te refaire la liste des tendances, je préfère te donner les 3 trucs concrets qui, pour moi, font vraiment la différence quand on les met en pratique. 1. Les légumineuses : le vrai enjeu, c'est la texture (pas la cuisson) Tout le monde te dit "mange plus de légumineuses", mais personne ne t'explique pourquoi tes pois chiches ressortent souvent farineux ou tes lentilles un peu "en bouillie". Le secret, c'est que la texture se joue à deux moments précis : avant la cuisson, et juste après. Avant : si tu pars de légumineuses sèches (pois chiches, haricots), ajoute une pincée de bicarbonate de soude à l'eau de trempage. Ça attendrit la peau et évite l'effet granuleux. Pour les lentilles, pas besoin de trempage — c'est d'ailleurs ce qui en fait la légumineuse la plus simple pour débuter en semaine. Après : la grosse erreur, c'est de saler et d'assaisonner trop tôt. Le sel dans l'eau de cuisson a tendance à durcir la peau des légumineuses et retarde l'attendrissement. L'astuce de pro : on cuit à l'eau non salée (lentilles corail et corail orange : 10-12 min, lentilles vertes : environ 20-25 min, pois chiches déjà trempés : 45 min à 1h), et on assaisonne seulement en fin de cuisson, encore tiède — c'est à ce moment-là que la légumineuse absorbe le mieux l'huile, le vinaigre, les épices. C'est exactement le principe qui fonctionne super bien dans la salade de lentilles à l'orange et feta : on assaisonne les lentilles pendant qu'elles sont encore chaudes, et elles absorbent toute la vinaigrette au lieu de juste la porter en surface. Pour le batch-cooking : cuis une grosse quantité de légumineuses nature (sans assaisonnement) le dimanche, et garde-les 4-5 jours au frigo dans leur eau de cuisson. Tu les assaisonnes différemment chaque jour — curry un jour, vinaigrette méditerranéenne le lendemain, écrasées en houmous le jour d'après. Une seule cuisson, trois repas qui n'ont rien à voir. 2. Les classiques revisités : le secret, c'est d'accélérer une seule étape, pas toutes Le retour de la blanquette et du pot-au-feu, j'adore, mais la vraie question c'est : comment on fait ça un mardi soir sans y passer trois heures ? La technique des chefs qui font du "bistrot rapide", c'est de ne jamais chercher à accélérer toute la recette — juste l'étape qui prend le plus de temps pour rien. Pour une blanquette express : le temps perdu, c'est souvent le blanchiment de la viande à l'eau froide puis chaude pour la "purifier". Tu peux sauter cette étape sans perdre en goût si tu utilises du veau déjà bien dégraissé (demande à ton boucher de parer la pièce) — tu gagnes 20 minutes direct. Le vrai geste qui change tout, c'est de faire un roux blanc (beurre + farine, cuits ensemble 2 minutes sans coloration) et de le laisser cuire avec le bouillon au moins 15 minutes à feu doux : c'est ce temps-là, et pas la cuisson de la viande, qui donne cette sauce soyeuse et pas farineuse. Pour un pot-au-feu moderne : la tendance "circuits courts" dont on parle, c'est surtout l'occasion de remplacer la liste classique de légumes par ce que tu trouves sur ton marché — panais, topinambour, rutabaga à la place du navet et du poireau systématiques. Le geste technique qui compte vraiment : ajouter les légumes par vagues selon leur texture (les plus fermes type carotte et navet en premier, les plus fragiles type poireau 30-40 minutes avant la fin) pour que tout soit cuit pile au même moment, sans légumes en bouillie d'un côté et croquants de l'autre. 3. Moins mais mieux : la règle des 5 ingrédients, c'est une question de rôles, pas de nombre C'est le point qui me parle le plus parce que c'est contre-intuitif : "moins mais mieux" ne veut pas dire "prendre 5 ingrédients au hasard et croiser les doigts". Ça veut dire que chaque ingrédient doit avoir un rôle précis dans l'assiette, sinon ça tombe à plat. La structure qui marche à tous les coups : un ingrédient principal (la star, souvent une protéine ou un légume de saison), un gras de qualité (une bonne huile d'olive, du beurre demi-sel, une crème), un acide (citron, vinaigre, tomate), un élément croustillant ou texturé (pain grillé, graines, fromage râpé), et une touche aromatique (herbes fraîches, épice unique). Si un de ces rôles manque, l'assiette paraît fade même avec des produits excellents. À l'inverse, avec ces 5 rôles couverts, même des pommes de terre toutes simples deviennent un plat qui a du caractère — un peu comme dans les pommes de terre croustillantes au four, où c'est le contraste gras-croustillant-acide qui fait tout le travail, pas le nombre d'ingrédients. Et comme "moins mais mieux" va souvent de pair avec moins de gaspillage (quand on a peu d'ingrédients, chacun doit compter), ça rejoint directement la logique qu'on développe dans anti-gaspi : 3 techniques pour ne plus jamais jeter un légume — utiliser l'ingrédient en entier plutôt que de multiplier les produits. Mes astuces pour te lancerCommence par les lentilles si tu débutes en légumineuses : zéro trempage, cuisson rapide, erreur difficile à faire. Pour la blanquette express, prépare le roux et le bouillon la veille — le lendemain, tu n'as plus qu'à mijoter. Pour le "moins mais mieux", fais le test inverse : prends une recette que tu fais avec 10 ingrédients et essaie de l'épurer en gardant un représentant de chaque rôle (gras, acide, croquant, aromate). Tu seras surprise du résultat.T'as déjà testé un de ces trucs de ton côté, ou c'est plutôt les classiques bistrot qui te tentent pour cet automne ? 🍳
- 14 oct. 2026
Anti-gaspi : 3 techniques pour ne plus jamais jeter un légume
Tu sais, ce petit pincement au cœur quand tu ouvres le bac à légumes et que tu tombes sur une poignée de carottes toutes molles, un demi-poireau oublié et des champignons qui commencent à faire grise mine ? Moi la première, ça m'est arrivé un nombre incalculable de fois. Et puis un jour je me suis dit : stop, j'arrête de culpabiliser et j'apprends vraiment les techniques qui marchent, celles qui transforment n'importe quel reste de frigo en repas qui donne envie. Alors aujourd'hui je ne vais pas te donner UNE recette, mais 3 méthodes que tu peux réutiliser à l'infini, avec n'importe quels légumes, toute l'année. C'est ça qui change la vie, bien plus qu'une recette figée. 1. La formule de la soupe du frigo (celle qui ne rate jamais) Le piège avec "la soupe du frigo", c'est qu'on jette tout dans la casserole un peu au hasard et parfois le résultat est fade, ou trop liquide, ou trop fade-ET-trop-liquide (le pire des deux mondes). Pour que ça marche à tous les coups, retiens cette formule en 4 parts :1 part féculent (pomme de terre, patate douce, ou une poignée de lentilles corail) : c'est LUI qui donne l'onctuosité, sans avoir besoin de crème. C'est l'astuce que les pros utilisent tout le temps pour une texture veloutée sans alourdir. 3 parts légumes (ce que tu as : carottes, poireaux, courgettes, restes de brocoli, fanes de radis...) 1 oignon + 1 gousse d'ail pour la base aromatique (ne les saute jamais, c'est eux qui donnent le goût de fond) Du liquide à hauteur (bouillon ou eau + un cube), et tu laisses mijoter 20 à 25 minutes à couvert, jusqu'à ce qu'une pointe de couteau entre facilement dans le féculent.Le vrai secret pro : tu sales en toute fin de cuisson, jamais au début. Pourquoi ? Parce que le sel concentre en s'évaporant avec l'eau, et si tu sales trop tôt tu risques une soupe trop salée une fois réduite. Et pour le peps, un filet de citron ou une pointe de vinaigre juste avant de mixer réveille tout le plat, même avec des légumes un peu fatigués. 2. Les boulettes de lentilles qui tiennent vraiment (le vrai nerf de la guerre) C'est LE problème numéro un qu'on me pose : "mes boulettes de lentilles s'effritent à la cuisson". Et c'est normal si on ne respecte pas un ratio précis. Voici la technique qui fonctionne à chaque fois : Pour environ 12 boulettes :250 g de lentilles corail cuites et bien égouttées (elles doivent être fondantes, pas al dente) 1 œuf (ou 1 cuillère à soupe de farine de lin + 3 cuillères à soupe d'eau pour une version végane, à laisser gonfler 5 minutes) 3 cuillères à soupe de chapelure (c'est elle qui absorbe l'excès d'humidité, ne la saute pas) 1 oignon finement émincé et légèrement revenu à la poêle (jamais cru, il rendrait trop d'eau) Épices au choix : cumin, paprika, un peu de persilL'astuce que peu de gens appliquent : laisse reposer la préparation 10 minutes au frigo avant de façonner les boulettes. Ça permet à la chapelure de bien absorber l'humidité et à la préparation de se raffermir, donc tes boulettes garderont leur forme à la cuisson au lieu de s'aplatir en galettes informes. Cuisson au four à 200°C, 20 à 25 minutes, en les retournant à mi-cuisson pour qu'elles dorent des deux côtés. Et pour une organisation maligne, utilise LA MÊME plaque que pour tes légumes rôtis (voir ci-dessous) : même four, même température, un seul passage. Pour les légumes à côté : coupe-les en morceaux réguliers (c'est ce détail qui évite d'avoir des bouts cramés et d'autres encore durs), un filet d'huile d'olive, sel, et au four à 200°C pendant 25 à 30 minutes en les retournant à mi-parcours. Des asperges ou des épinards cuiront plus vite (10-15 minutes suffisent), pense à les ajouter sur la plaque en cours de route plutôt qu'au début. Si tu aimes déjà les mélanges légumineuses-légumes, tu retrouveras le même esprit dans ma salade de lentilles à l'orange et feta, où les lentilles jouent aussi un rôle de base qui absorbe bien les saveurs. 3. La méthode des 90 minutes (batch-cooking sans y passer sa vie) Le batch-cooking fait peur parce qu'on imagine devoir cuisiner tout un dimanche. En vrai, la clé c'est de faire cuire plusieurs choses en même temps, pas l'une après l'autre. Voici comment je découpe mes 90 minutes :0-10 min : tu épluches et coupes TOUS tes légumes d'un coup (ceux pour la soupe, ceux pour le four). Un seul passage de planche à découper, un seul nettoyage. 10-15 min : le four préchauffe à 200°C pendant que tu prépares la plaque de légumes rôtis et, si tu en fais, la préparation des boulettes de lentilles. 15-45 min : four en marche pour les légumes et les boulettes, pendant que sur le feu, ta soupe du frigo mijote tranquillement à côté. Deux cuissons en parallèle, zéro temps mort. 45-90 min : pendant que tout finit de cuire, tu répartis dans des boîtes hermétiques pour la semaine. Les légumes rôtis se gardent 3-4 jours au frigo, la soupe jusqu'à 4 jours (ou 3 mois au congélateur), les boulettes de lentilles 3 jours au frigo et se congèlent très bien aussi.Le vrai gain de temps n'est pas dans la vitesse de chaque étape, mais dans le fait de ne jamais attendre devant une seule cuisson : four et plaque de cuisson tournent toujours ensemble. Mes astuces en plusPas de féculent sous la main pour la soupe du frigo ? Une poignée de flocons d'avoine fait aussi très bien illusion pour épaissir. Pour varier les boulettes de lentilles, remplace les épices par du curry ou du za'atar selon ton humeur, la base ne change pas. Si tu as des légumes rôtis en trop, ils sont parfaits mixés en houmous improvisé ou glissés dans une bruschetta improvisée — d'ailleurs si tu veux revoir les bases, j'ai tout expliqué dans mon article sur la bruschetta. Et pour les amateurs de croustillant, la technique de cuisson au four à haute température que j'utilise pour les légumes rôtis, c'est exactement la même logique que pour mes pommes de terre croustillantes au four : température élevée, morceaux réguliers, et on retourne à mi-cuisson.Bref, une fois que tu as ces 3 formules en tête, plus besoin de recette précise : tu regardes ton frigo, et tu sais quoi en faire. C'est exactement ça, la vraie cuisine anti-gaspi 🍳
- 05 oct. 2026
Bretzels maison : moelleux dedans, bien dorés dehors
Les bretzels, c'est un peu mon petit plaisir coupable version "pain". Moelleux à l'intérieur, bien dorés et légèrement croustillants dehors, avec ce petit goût malté caractéristique et le croquant du gros sel qui va avec. Et la bonne nouvelle, c'est qu'on est très loin de la boulangerie allemande professionnelle : une pâte simple, un façonnage qui s'apprend en deux essais, et un passage rapide dans un bain au bicarbonate suffisent à obtenir le vrai résultat. La première fois que j'en ai fait, j'étais persuadée que le fameux nœud de bretzel allait être une catastrophe. Spoiler : même raté, ça reste délicieux, et avec les photos pas à pas ci-dessous tu vas voir que c'est beaucoup plus logique que ça en a l'air. Depuis, c'est devenu mon format "pain apéro" préféré, autant pour accompagner une soupe d'automne qu'en coupe-faim avant un repas entre amis. Pour 10 bretzels — Préparation : 25 min — Repos : 2h — Cuisson : 15 minIngrédients500 g de farine type 45 ou 55 20 cl de lait tiède 10 cl d'eau tiède 20 g de levure de boulanger fraîche (ou 7 g de levure sèche de boulanger) 30 g de beurre mou 10 g de sel fin Gros sel pour la finitionPour le bain au bicarbonate :1 litre d'eau 50 g de bicarbonate de soude alimentairePréparationÉmiette la levure fraîche dans le lait et l'eau tièdes (ou saupoudre la levure sèche) et laisse reposer 5 minutes, le mélange doit légèrement mousser. Si rien ne se passe, ton liquide était trop chaud (la levure est morte) ou trop froid (elle dort encore) : vise environ 35°C, à peine plus chaud qu'un bain tiède.Dans un grand bol, mélange la farine et le sel, puis ajoute le beurre mou et le mélange levure-lait-eau. Mélange d'abord à la cuillère, puis termine à la main dès que ça devient compact.Pétris la pâte pendant 5 à 10 minutes, sur le plan de travail ou au robot avec le crochet. Elle doit devenir souple, lisse et élastique, et ne plus coller aux doigts.Forme une boule bien lisse, remets-la dans le bol couvert d'un torchon propre, et laisse lever 1h30 dans un endroit tiède. Elle doit doubler de volume.Dégaze la pâte en appuyant doucement dessus, puis divise-la en 10 pâtons de taille égale (environ 85 g chacun). Pèse la pâte totale et divise par 10, c'est plus fiable qu'à l'œil.Prends un pâton et roule-le entre tes mains sur le plan de travail pour former un boudin fin et régulier, d'environ 50 cm de long, plus fin aux extrémités qu'au centre. C'est normal si ça résiste un peu au début, laisse-le reposer 2 minutes et continue, le gluten se détend tout seul.Pour façonner le nœud : forme un U avec le boudin, croise les deux extrémités une fois, puis une seconde fois, et viens les poser sur le bas du U en appuyant légèrement pour qu'elles collent à la pâte.Dépose les bretzels façonnés sur une plaque recouverte de papier cuisson et laisse-les reposer encore 15 à 20 minutes à température ambiante. Pendant ce temps, préchauffe le four à 220°C et porte à ébullition le litre d'eau avec le bicarbonate dans une grande casserole (attention, ça va mousser, ne la remplis pas à ras bord).Plonge chaque bretzel environ 30 secondes dans le bain frémissant, jusqu'à ce qu'il remonte à la surface, puis récupère-le à l'écumoire et remets-le sur la plaque. C'est ce bain qui donne aux bretzels leur vraie couleur et leur goût caractéristique, ne le saute pas. Parsème immédiatement de gros sel, il colle mieux sur la pâte encore humide.Enfourne 15 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés, presque acajou sur le dessus. Si tu les sors trop tôt, ils restent pâles et perdent leur petit côté brillant caractéristique.Mon astuce perso Le bain au bicarbonate, c'est vraiment l'étape non négociable : c'est lui qui alcalinise la surface de la pâte et déclenche cette réaction de brunissement si particulière à la cuisson, impossible à obtenir avec une simple dorure à l'œuf. Si tu veux un rendu encore plus brillant, tu peux badigeonner légèrement d'œuf battu juste après le bain, avant d'ajouter le gros sel. Pour varier les plaisirs, remplace le gros sel par des graines de sésame, de pavot, ou un mélange de fromage râpé et d'oignons frits juste avant d'enfourner. Les bretzels se marient aussi très bien avec une moutarde à l'ancienne ou un fromage fondu type raclette pour un apéro qui change. Ils sont meilleurs le jour même, tièdes, mais si tu en as pour le lendemain, repasse-les 3 minutes au four chaud, ils retrouvent tout leur moelleux. Pour les conserver plus longtemps, emballe-les bien et congèle-les dès complet refroidissement : il suffira de les réchauffer directement au four à la sortie du congélateur, 8 à 10 minutes à 180°C.
- 05 juin 2026
Focaccia maison : moelleuse, dorée, irrésistible
La focaccia, c'est le pain que je fais quand j'ai envie d'impressionner sans me compliquer la vie. Parce que oui, ça a l'air technique, ça fait son effet sur la table, et pourtant la vraie difficulté c'est... d'attendre que la pâte lève. C'est tout. La première fois que j'en ai fait, j'étais persuadée que j'allais rater quelque chose. Et en fait non. La recette est indulgente, la pâte est collante c'est normal, et le résultat est tellement bon qu'on se demande pourquoi on n'en fait pas toutes les semaines. Depuis, c'est devenu un classique à la maison, autant pour accompagner une soupe que pour un apéro improvisé ou un pique-nique. Pour 6 à 8 personnes — Préparation : 20 min — Repos : 2h — Cuisson : 25 minIngrédients500 g de farine type 00 (ou T45 si tu n'en trouves pas) 350 ml d'eau tiède 7 g de levure sèche de boulanger (1 sachet) 10 g de sel 1 cuillère à café de sucre 8 cuillères à soupe d'huile d'olive (généreuse, ne lésine pas) Fleur de sel pour la finition Quelques branches de romarin frais (ou sec, ça marche aussi)PréparationDans un grand bol, mélange l'eau tiède, le sucre et la levure. Laisse reposer 5 minutes : la levure doit commencer à mousser légèrement. Si elle ne réagit pas, ton eau était trop chaude ou trop froide, recommence avec une eau à environ 35°C.Ajoute 4 cuillères à soupe d'huile d'olive et le sel dans le bol. Incorpore la farine en une seule fois et mélange d'abord à la cuillère, puis avec les mains. La pâte est collante, c'est absolument normal, ne sois pas tentée d'ajouter de la farine.Pétris la pâte directement dans le bol pendant 8 à 10 minutes. Elle doit devenir lisse et élastique, encore un peu collante au toucher. Tu peux aussi utiliser un robot avec le crochet, vitesse moyenne, pendant 6 minutes.Couvre le bol avec un torchon propre ou du film alimentaire et laisse lever dans un endroit tiède pendant 1h30 à 2h. La pâte doit doubler de volume. En hiver, je la mets dans le four éteint avec juste la lumière allumée, ça crée une chaleur douce parfaite.Préchauffe le four à 220°C, chaleur tournante. Verse 2 cuillères à soupe d'huile d'olive dans un plat rectangulaire (environ 30x20 cm) et étale-la bien partout, y compris sur les bords.Transfère délicatement la pâte dans le plat huilé sans la dégazer brutalement. Avec les doigts huilés, étire-la doucement pour qu'elle recouvre tout le fond du plat. Si elle résiste et se rétracte, laisse-la reposer 5 minutes puis recommence.Couvre à nouveau et laisse reposer encore 20 à 30 minutes. Pendant ce temps, la pâte va regonfler légèrement.Avec les doigts, creuse des alvéoles profondes sur toute la surface de la focaccia en appuyant bien jusqu'au fond. C'est l'étape signature, c'est ce qui lui donne son look et sa texture. Verse les 2 dernières cuillères d'huile d'olive dessus, dans les trous et partout. Parsème de romarin et de fleur de sel.Enfourne pour 22 à 25 minutes. Elle doit être bien dorée sur le dessus et les bords, avec une croûte légèrement croustillante. En dessous, si tu soulèves un coin avec une spatule, ça doit être doré aussi.Laisse tiédir 5 à 10 minutes avant de couper. Résiste au courage, c'est meilleur tiède que brûlant.Mon astuce perso L'huile d'olive, c'est vraiment le secret d'une bonne focaccia. Pas de compromis là-dessus : prends-en une de qualité correcte, pas forcément hors de prix, mais goûteuse. C'est elle qui va parfumer toute la pâte et créer cette croûte dorée et légèrement croustillante en dessous. Pour les garnitures, les possibilités sont vraiment infinies. Tu peux remplacer le romarin par de la sauge, des herbes de Provence, du thym ou même des oignons rouges coupés en fines lamelles que tu poses sur la pâte avant d'enfourner. Les tomates cerises coupées en deux enfoncées dans les alvéoles, c'est une tuerie. Ou des olives noires, des anchois, du parmesan râpé... La focaccia est meilleure le jour même, encore tiède ou à température ambiante. Si tu en as pour le lendemain, passe-la 3 à 4 minutes au four chaud, elle retrouve tout son moelleux. Et pour congeler, coupe-la en carrés dès qu'elle est refroidie, emballe dans du film et hop au congélateur. Il suffit de les repasser au four pour les remettre à vie. Côté accompagnement, une belle tranche de focaccia avec un bol de soupe de tomates, c'est le combo parfait. En version apéro, elle se découpe en petits carrés et se sert avec une planche de charcuterie et quelques fromages. Et pour un repas d'été, elle remplace le pain classique avec des grillades ou une belle salade.
- 20 mars 2026
Pommes de terre croustillantes au four
Ces pommes de terre, je les fais à peu près toutes les semaines tellement elles plaisent à tout le monde. Le principe est hyper simple : on coupe en deux, on pose la face coupée directement sur la plaque huilée, et le four fait tout le travail. Résultat ? Une croûte caramélisée et dorée qui craque sous la fourchette, avec un intérieur fondant. Zéro surveillance, zéro retournement, zéro prise de tête. C'est le genre de recette qui accompagne absolument tout : un poulet rôti, un steak, des œufs au plat, ou juste une bonne salade verte. Et à chaque fois, il n'en reste jamais dans le plat. Pour 4 personnes — 5 min de préparation — 35 à 40 min de cuissonIngrédients800 g de pommes de terre allongées (type ratte ou grenaille allongée) 3 cuillères à soupe d'huile d'olive 1 cuillère à café de sel Poivre du moulin Quelques branches de thym ou de romarin (facultatif mais vraiment bien)PréparationPréchauffe le four à 220°C, chaleur tournante. C'est important de bien chauffer le four avant d'y glisser la plaque.Verse l'huile d'olive directement sur ta plaque de cuisson et étale-la sur toute la surface avec les doigts ou un papier absorbant.Lave bien tes pommes de terre et coupe-les en deux dans la longueur. Pas besoin de les éplucher, la peau va devenir croustillante elle aussi.Pose chaque demi-pomme de terre sur la peau (côté bombé vers le bas), face coupée vers le haut. Assure-toi qu'elles tiennent bien à plat pour une cuisson uniforme.Sale et poivre généreusement par-dessus. Ajoute le thym ou le romarin si tu en as.Enfourne pour 35 à 40 minutes sans y toucher. La chaleur du four va directement caraméliser la face coupée exposée vers le haut, pendant que la peau protège le dessous. Pas besoin de retourner.En fin de cuisson, vérifie la coloration et teste la cuisson avec la pointe d'un couteau : elle doit s'enfoncer sans résistance. Si la croûte n'est pas assez dorée à ton goût, laisse encore 5 minutes.Mon astuce perso Le secret, c'est vraiment la température. À 200°C ça marche, mais à 220°C la croûte est beaucoup plus marquée et caramélisée. Si ton four chauffe fort, surveille à partir de 30 minutes. Tu peux aussi frotter les pommes de terre avec une gousse d'ail coupée en deux avant de les poser sur la plaque, ça apporte un parfum délicat sans être envahissant. Et si tu veux varier les plaisirs, un filet de jus de citron juste à la sortie du four avec quelques feuilles de persil haché, c'est vraiment top. Les restes (s'il en reste !) se réchauffent très bien à la poêle à feu vif pendant quelques minutes pour retrouver le croustillant.